Pour mieux comprendre le foie
Cet organe essentiel et malmené


Vous connaissez probablement votre foie comme étant l’organe qui en écope lorsque vous buvez un coup ou abusez un peu trop du buffet du temps des Fêtes, mais saviez-vous qu’il exerce de nombreux rôles cruciaux dans votre santé? Impliqué dans la gestion de la glycémie, le nettoyage du corps via l’élimination des toxiques, la digestion via la production de bile et plus encore, votre foie est chaque jour au cœur de près de 500 réactions métaboliques essentielles à votre bien-être. Dans cet article, vous découvrirez les nombreuses fonctions de votre foie, les déséquilibres pouvant y être associés et, surtout, comment en prendre soin au quotidien pour une vitalité maximale!

1) Les bases : comprendre les fonctions hépatiques

Pesant environ 1.5 kg, le foie est le plus gros organe interne du corps, et aussi l’un des plus complexes. Il contient près de 300 millions de cellules spécialisées de différents types, filtre jusqu’à 1.7L de sang par minute (entre 84 et 100 L par heure) et constitue l’un des rares organes de tout le corps humain capables de régénération! En effet, les hépatocytes (cellules du foie) sont capables de se diviser afin de régénérer le foie jusqu’à 75% en cas de dommages. Imaginez si nous étions capables de faire repousser un doigt coupé comme un bout de foie abîmé… assez impressionnant! 

Situé dans la partie supérieure droite de l’abdomen, sous le diaphragme et derrière les côtes, il possède une forme de triangle inversé et sa pointe s’étend jusqu’au côté gauche. Il est si important en volume qu’il s’agit du seul organe possédant une double vascularisation sanguine par l’artère hépatique (amenant le sang du cœur vers le foie) et par la veine porte hépatique (amenant le sang des intestins vers le foie afin qu’il soit filtré). Il est possible de tâter le foie et de ressentir une sensibilité dans la région lorsque celui-ci est engorgé et malmené. Les médecins peuvent également diagnostiquer le ``foie gras`` (stéatose hépatique) par palpation (démontrant un foie plus volumineux que la normale) associée à des prises de sang.

Résumons un peu les principaux rôles du foie :

1.1) Détoxification hépatique

L’un des rôles les plus essentiels du foie est qu’il agit en tant que grand nettoyeur de l’organisme via un ensemble de réactions regroupées sous le terme de détoxification hépatique. Le foie gère en effet une grande partie des molécules avec lesquelles nous entrons en contact et nous aide à les transformer afin de les éliminer adéquatement de notre organisme pour éviter une surcharge. Il prend autant en charge les toxiques d’origine exogène (perturbateurs endocriniens, pesticides, fongicides, métaux lourds, colorants, conservateurs, etc.) issus de notre alimentation, notre eau, l’air que l’on respire et ce qui entre en contact avec notre peau que ceux d’origine endogène (comme les résidus hormonaux). La détoxification hépatique est un processus complexe divisé en trois phases durant lesquelles les toxiques seront peu à peu transformés en étant associés à des molécules dans le but de les rendre plus solubles et éliminable par l’urine ou les selles (via la bile). Il nous aide ainsi à prévenir une accumulation de toxiques pouvant causer des problèmes de santé à long terme, comme les cancers ou les troubles neurodégénératifs. Par ailleurs, le foie est essentiel à l’équilibre hormonal, tant chez l’homme que chez la femme, puisqu’il permet d’éliminer les résidus d’hormones dont notre corps n’a plus besoin. Un mauvais fonctionnement de ce processus peut mener à de nombreux déséquilibres hormonaux comme : dominance oestrogénique relative, SPM (syndrome prémenstruel), douleurs menstruelles, menstruations hémorragiques, infertilité, kystes, fibromes, endométriose, etc.

Bien qu’il ne soit pas pertinent de mentionner ici le nom de toutes les potentielles réactions impliquées dans les différentes phases, ce qu’il faut retenir, c’est que le processus de détoxification hépatique requiert beaucoup de nutriments pour bien fonctionner : acides aminés, vitamines (dont les vitamines B), minéraux et autres cofacteurs (nutriments essentiels au déroulement des réactions enzymatiques). Ainsi, on peut souvent assister à une mauvaise élimination des déchets par manque de cofacteurs, soit en raison d’une alimentation trop pauvre en nutriments, d’un mode de vie qui cause une diminution trop drastique des nutriments (stress chronique, tabac, troubles digestifs, malbouffe) ou encore d’une sur-sollicitation des voies de nettoyage par trop grands intrants de déchets (consommation de cigarette, alcool, aliments non biologiques, nombreux médicaments, etc.). Par ailleurs, plus le foie sera sollicité dans d’autres actions mentionnées ci-bas, moins il sera efficace dans sa détoxification (ex : si l’on consomme énormément de sucre sur une base régulière, le foie sera déjà occupé à gérer cet excès et à le transformer en gras, donc il se peut qu’il devienne moins efficace dans son travail d’élimination sur le long terme).

1.2) Gestion de la glycémie et de la production d’énergie

Le foie est, tout comme le pancréas, un organe important dans la gestion de la glycémie. En effet, lorsque l’on mange, il permet de stocker le surplus de sucre (glucose) sous la forme de glycogène, qui constitue une réserve de glucides (transformés en énergie par nos cellules) pour répondre aux besoins énergétiques de l’organisme dans les périodes où nous ne sommes pas en train de manger. Ainsi, entre les repas, lorsque la glycémie commence à baisser, le foie va dégrader le glycogène en glucose afin de renvoyer du sucre dans le sang, rééquilibrer la glycémie et permettre la production d’énergie par nos cellules. Sans cette fonction essentielle de régulation de la glycémie, nous devrions constamment être en train de manger pour pouvoir fonctionner! Cependant, les réserves de glycogène ont une limite de temps et, si nous ne mangeons pas pour les renflouer, après un jeûne de 14 à 16h, le foie enclenchera un autre processus, la cétogénèse, afin d’assurer la production d’énergie via les graisses (c’est-à-dire qu’en absence de glucides, source d’énergie principale, il transformera les gras en corps cétoniques qui, en étant dégradés par nos cellules, donneront de l’énergie. Il s’agit d’un mécanisme de survie que notre corps a développé à l’époque de notre développement initial, au paléolithique, lorsque l’homme pouvait rester plusieurs jours sans approvisionnement en nourriture). 

1.3) Production de molécules impliquées dans l’homéostasie (équilibre)

Le foie est un organe incontournable dans la production de nombreuses molécules essentielles à notre équilibre interne (homéostasie). Il produit des protéines, notamment le facteur de coagulation (essentiel pour freiner les saignements lorsqu’on se blesse), des protéines de transport (pour les hormones et autres molécules), des protéines impliquées dans les réactions inflammatoires et immunitaires, l’albumine (protéine favorisant la régulation des fluides), la ferritine (protéine qui permet le transport et le stockage du fer), etc. Cet organe est aussi impliqué dans la formation des gras essentiels au bon fonctionnement cellulaire (cholestérol, triglycérides et lipoprotéines, c’est-à-dire de petites protéines de transport permettant d’acheminer les gras précédemment nommés au bon endroit dans le corps via la circulation sanguine).

Le foie est également impliqué dans l’activation de certaines molécules, par exemple la transformation de la vitamine D3 (produite par la peau lors d’une exposition solaire) de sa forme inactive à sa forme active (utilisable par l’organisme). Il active aussi certaines hormones, par exemple les hormones thyroïdiennes inactives (T4) en leur forme active (T3). Finalement, il agit à titre de glande endocrinienne en sécrétant lui-même des hormones comme le IGF-1 (facteur de croissance promouvant la croissance cellulaire) et l’angiotensinogène, une hormone impliquée dans la régulation de la pression artérielle via son action sur l’équilibre sodium-potassium.

1.4) Production de bile stockée dans la vésicule biliaire

Le foie est essentiel à l’émulsification, donc à la digestion et à l’absorption de tous les gras (lipides) ainsi que des vitamines liposolubles (A, D, E et K), via la production de bile. Ce liquide jaune-vert composé de sels biliaires produits à partir d’acides aminés est d’abord fabriqué par le foie, puis transféré dans la vésicule biliaire, petit sac sous le foie qui récolte et concentre la bile afin de la relâcher dans l’intestin lors d’un repas. Un mauvais fonctionnement de ce processus peut résulter en développement de pierres à la vésicule biliaire.

1.5) Stockage de nutriments

En plus d’agir comme réserve de glucose via le glycogène, le foie agit comme réserve de vitamines liposolubles comme la vitamine A, D et K ainsi que le fer. C’est notamment pourquoi il est conseillé de ne jamais consommer excessivement ou sans raison valable ces nutriments sous la forme de suppléments et de ne le faire que dans un contexte précis sous accompagnement. 

2) Symptômes de déséquilibres hépatiques et troubles impliquant le foie

Le foie est malheureusement un organe malmené dans notre société moderne. De façon générale, les gens ont des habitudes de vie qui contribuent à la surcharge hépatique : sédentarité, stress chronique, consommation excessive de sucre, de fritures, d’alcool, de drogues, de cigarettes, de médicaments, d’aliments riches en pesticides, conservateurs, colorants et autres perturbateurs endocriniens, de produits animaux riches en antibiotiques, hormones synthétiques et pesticides, et bien plus (facteurs qui seront énumérés en section 3). Cela peut donc générer divers déséquilibres au niveau du foie, lesquels peuvent se traduire de manière directe ou indirecte.

2.1) Les troubles reliés au foie de façon ``directe`` :

  • Maux de cœur fréquents, sensation de trop-plein après manger, perte d’appétit ou sensation de saturation fréquentes

  • Lourdeur digestive et/ou coup de fatigue après un repas gras, mal de tête après manger

  • Mauvaise haleine, langue chargée (épais film blanc ou jaunâtre sur la langue au lever ou en tout temps)

  • Diarrhée ou selles très molles après un repas gras; selles molles qui flottent, qui tachent le bol de toilette et qui sont difficiles à essuyer 

  • Pierres à la vésicule biliaire, retrait de la vésicule biliaire

  • Constipation chronique (peut avoir de multiples causes, mais le foie est souvent impliqué)

  • Douleurs et tensions à droite près des côtes (région du foie)

  • Réveils fréquents entre 1 et 3h du matin (heure du foie)

  • Diagnostic de ``foie gras`` ou stéatose hépatique non alcoolique (relativement fréquent aujourd’hui en raison de la sédentarité et des mauvaises habitudes alimentaires; cette problématique affecterait au minimum 30% de la population en Amérique du Nord). Le foie gras provient généralement d’une consommation excessive non pas de gras (comme beaucoup le pensent), mais plutôt… de sucre! Nous en reparlerons plus en détails ci-bas mais, de manière résumée, les excès de glucides raffinés et de sucre sont transformés en gras par notre foie et, lorsque la production est trop importante (par surconsommation chronique de glucides), le foie devient incapable de gérer ces graisses et se met à les stocker dans ses tissus, le rendant littéralement ``gras``.

2.2) Les troubles potentiellement reliés au foie de façon ``indirecte`` :

  • Allergies, surtout saisonnières et respiratoires. Lors d’allergies saisonnières importantes et chroniques, on observe souvent des améliorations en venant soutenir la sphère hépatique.

  • Troubles de la peau. Il y a souvent un lien entre santé de la peau et sphère hépatique, notamment parce que le foie gère l’élimination des déchets et qu’une surcharge de déchets peut se retrouvée stockée au niveau de la peau. Beaucoup d’adolescents ou d’adultes constatent une amélioration notable de leur acné (surtout dans les cas d’acné importante) lors de l’arrêt des produits laitiers, reconnus pour leur charge hormonale pouvant grandement solliciter le foie (point approfondi ci-bas). De la même manière, en soutenant le foie, on constate souvent des améliorations de pathologies chroniques de la peau telles que l’eczéma.

  • Troubles de la glycémie. Le foie étant impliqué dans la gestion de la glycémie en stockant le surplus de glucose et en le relâchant lorsque nécessaire, il peut jouer (avec le pancréas) un rôle dans les problèmes comme l’hypoglycémie, où le taux de sucre sanguin peine à être ajusté entre les repas. Il a également une grande implication dans les troubles comme le syndrome métabolique (prédiabète) et le diabète de type 2.

  • Troubles cardiovasculaires. Le foie transforme tous les excès de glucides et de sucres (ou les excès caloriques en général, qu’ils proviennent des glucides, des protéines ou des lipides) en graisses. Ainsi, les problèmes cardiovasculaires reliés à un surplus de graisses dans le sang (trop de triglycérides et de cholestérol oxydés au niveau des parois sanguines, créant des plaques d’athérome pouvant obstruer les artères) sont en relation directe avec la gestion des molécules alimentaires par notre foie.

  • Cancers. Par son rôle de filtre naturel de l’organisme, le foie contribue, tel qu’expliqué en point 1, à l’élimination de déchets toxiques qui peuvent favoriser des pathologies cancéreuses s’ils s’accumulent dans l’organisme par surcharge.

  • Troubles hormonaux. Tel qu’expliqué précédemment, le foie joue un grand rôle dans l’élimination des métabolites hormonaux. Un mauvais fonctionnement de ce dernier peut contribuer à des déséquilibres du système hormonal par surcharge métabolique, favorisant la dominance estrogénique relative pouvant se traduire par SPM, troubles menstruels, troubles de fertilité, cancers hormonaux-dépendants, etc.

  • Migraines et maux de tête chroniques. Encore une fois, via son rôle purificateur de l’organisme, le foie contribue à la santé de tous nos systèmes, dont celle du cerveau et du système nerveux. Une surcharge toxique chronique peut empirer des problématiques inflammatoires diverses, dont les migraines et maux de tête, puisque le système nerveux est très sensible à l’accumulation de déchets au sein des tissus. Un esprit souvent embrouillé, une lourdeur mentale peuvent également avoir un lien avec un foie engorgé (bien qu’il puisse également y avoir d’autres causes). Par ailleurs, une surcharge toxique à long terme augmente les risques de troubles neurodégénératifs tels que le Parkinson, la sclérose en plaques et l’Alzheimer, qui ont déjà été associés à l’exposition aux pesticides et à certains métaux lourds accumulés dans l’organisme.

3)  Les ennemis du foie

3.1) Les toxiques environnementaux

Le foie est un organe très sensible à la pollution environnementale. Nos mécanismes de détoxification hépatique, élaborés il y a des milliers d’années, ont été conçus pour nous aider à éliminer certaines molécules naturellement présentes dans notre environnement, comme les anti-nutriments (éléments de défense contenus dans certaines plantes que l’on consomme comme les légumes-racines, certaines verdures, les noix, les légumineuses, le soya, les épices, le cacao, etc.). Cependant, l’invention de molécules synthétiques toxiques au cours des derniers siècles (pesticides, fongicides, plastique, parfums, colorants, conservateurs, molécules classées comme perturbateurs endocriniens retrouvées dans les produits du quotidien comme les parabènes, les fragrances, etc.) a rapidement amené une bien plus grande demande à notre foie, qui n’a jamais eu affaire à toutes ces molécules étrangères au cours de son évolution. Qui dit plus de travail pour notre foie dit aussi un plus grand besoin en vitamines, minéraux et acides aminés agissant comme cofacteurs à ces réactions (c’est-à-dire essentiels au déroulement des réactions de détoxification au sein du foie). Or, comme la plupart des gens aujourd’hui ont une alimentation transformée (raffinée) pauvre en légumes, en fruits et en aliments entiers de qualité, sans parler du problème de dénutrition des sols causé par l’agriculture classique intensive, le corps manque souvent de nutriments et le foie s’en retrouve donc moins performant, ce qui peut résulter en une accumulation de déchets mal éliminés dans l’organisme. On peut donc dire que les premiers ennemis du foie, c’est tous les perturbateurs endocriniens présents dans la nourriture, l’eau, l’air et les produits du quotidien (produits corporels et ménagers classiques) ainsi qu’une alimentation raffinée et pauvre en nutriments. 

3.2) L’alcool et les drogues

L’alcool, la drogue et la cigarette sont aussi peu aimés par notre cher foie puisqu’ils lui donnent du fil à retordre afin de détoxifier et éliminer tout cela de l’organisme. Une consommation régulière de ces substances contribue donc, en plus de l’alimentation et de l’environnement, à une potentielle surcharge au niveau hépatique. Et pas besoin de se rendre jusqu’à la gueule de bois lors de consommation d’alcool pour créer des impacts au niveau du foie; chaque apport d’alcool doit être géré et transformé afin de pouvoir être ensuite neutralisé et excrété. Par ailleurs, la cigarette contient des centaines de substances chimiques répertoriées comme toxiques et constitue donc à elle seule un grand ennemi de notre cher organe (et de tout l’organisme en général).

3.3) Le sucre et les glucides raffinés en excès

Un autre ennemi du foie abordé précédemment est un aliment qui se cache aujourd’hui partout dans notre assiette quotidienne : le sucre (et les glucides raffinés en général). Tout le monde sait que le sucre est mauvais pour la santé, mais cela n’empêche pas la moyenne de consommation de grimper à un taux trois à cinq fois plus élevé que la recommandation pour une santé optimale. C’est parce que le sucre raffiné et ses dérivés (sucre blanc, sucre à glacer, sucre en poudre, sucre de canne, cassonnade, sirop de maïs, glucose-fructose, sirop de glucose, sirop de fructose, mélasse de fantaisie, etc.) sont malheureusement camouflés un peu partout dans les aliments transformés, même ceux que la plupart croient ``santé`` : pains, pâtisseries, céréales, granolas, barres tendres, yogourts, crèmes glacées, jus de fruits, et même dans le sel de table ``classique`` de l’épicerie. Les farines blanches retrouvées dans le pain blanc, les pâtes blanches, les pâtisseries, les muffins, les barres tendres et les desserts commerciaux ainsi que le riz blanc sont aussi de grandes sources de glucides raffinés concentrés et contribuent à cette surcharge de sucres dans l’alimentation quotidienne. Par ailleurs, les sirops concentrés de glucose-fructose retrouvés dans les boissons gazeuses, le sirop de maïs et de nombreux produits alimentaires transformés sont à eux seuls très nuisibles et contribuent fortement au développement du foie gras dans les sociétés occidentales. 

Le foie ainsi que le pancréas (qui sécrète de l’insuline chaque fois que l’on consomme des glucides afin de permettre la pénétration de glucose dans nos cellules pour produire de l’énergie) sont aujourd’hui trop souvent sollicités par la consommation excessive de glucides raffinés au quotidien. La solution pour ménager ces organes et donner un coup de pouce à notre foie? Diminuer sa consommation de sucre et de glucides raffinés en évitant les aliments commerciaux énumérés précédemment, en lisant les ingrédients de manière à éviter tout glucide raffiné et en consommant des aliments bruts et entiers (ex : céréales entières en petites quantités comme le quinoa, le sarrasin, l’orge, l’avoine entière, le riz brun; légumes-racines comme les betteraves, les patates douces, les panais, les radis, les navets, les rabioles; courges) et cuisinés soi-même le plus possible. Il est possible de réduire les quantités de sucre dans les desserts et collations maison en remplaçant les versions raffinées par des quantités moins importantes de sirop d’érable, miel bio, mélasse verte blackstrap, banane pilée, purée de dattes, purée de courge et édulcorants naturels sains (stévia, xylitol, érythritol, fruit du moine) ou encore de petites quantités de sucres bruts non raffinés (sucre de coco, sucanat ou sucre de canne entier, muscovado ou cassonnade intégrale).

3.4) Autres aliments potentiellement problématiques

Parmi les aliments pouvant également nuire au foie, on notera les excès de mauvais gras, c’est-à-dire les fritures (chips, frites, panures) et les graisses oxydées (cuites à haute température, par exemple les huiles ou viandes grasses cuites sur le barbecue ou à haut degré dans le four). Les aliments riches en gras et rôtis (ex : noix et graines rôties) peuvent également nuire au foie à haut dosage puisque leurs lipides sont oxydés, donc riches en radicaux libres. Les bons gras (poissons gras, viandes biologiques, œufs biologiques, noix et graines crues biologiques, avocat, noix de coco, huiles biologiques de 1ère pression à froid comme olive, coco, lin, chanvre, caméline) sont bons pour le foie en petites quantités, mais encore faut-il avoir une bonne production de bile pour arriver à les digérer! Si vous avez de la difficulté à tolérer les aliments gras, même les bons mentionnés précédemment, il se peut que votre capacité biliaire ait besoin de support. Je ne veux pas dire d’arrêter de manger des bons gras, essentiels à notre santé, mais plutôt d’aller soutenir votre digestion des graisses grâce à votre naturopathe.

Les produits laitiers peuvent aussi contribuer à la surcharge hépatique chez certains individus en raison de leur teneur en hormones (œstrogènes) issues des vaches allaitantes ou enceintes qui produisent à la base le lait pour leurs veaux. En effet, lorsque nous consommons du lait de vache, on y retrouve plusieurs éléments exogènes qui doivent être détoxifiés par le foie, tels que des hormones de croissance destinées aux veaux et des œstrogènes bovins. Pour plusieurs, retirer les produits laitiers de la diète permet l’amélioration, voire la disparition de troubles tels que l’acné hormonale et les déséquilibres hormonaux (SPM intenses, douleurs menstruelles, syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), endométriose, etc.). Le reste de notre alimentation et de notre environnement (ex : présence importante ou non de perturbateurs endocriniens dans le quotidien) ainsi que notre individualité biochimique influenceront évidemment notre capacité de gestion des produits laitiers mais, pour beaucoup, leur connotation hormonale et pro-inflammatoire entraînera davantage d’inconvénients que de bénéfices dans la santé à long terme.

Sans entrer dans les détails, il existe aussi une autre catégorie d’aliments pouvant poser problème au niveau hépatique : il s’agit des anti-nutriments. De manière résumée, les anti-nutriments sont des molécules de défense produites par les plantes. On en retrouve plusieurs catégories : les lectines, les oxalates, les phénols, les salicylates, les amines (dont l’histamine), etc. Chaque catégorie d’anti-nutriments exerce une action potentiellement néfaste sur l’organisme et doit être gérée et éliminée par notre cher foie. Lorsque la quantité consommée est modérée et que le foie possède les capacités adéquates pour les gérer, ces molécules ne posent généralement pas de problème. Cependant, en fonction de nos faiblesses biochimiques individuelles et en cas d’abus de certains aliments riches en anti-nutriments sur une certaine période, il peut arriver que le foie se retrouve surchargé et ne soit plus capable de les éliminer adéquatement, surtout s’il est déjà sollicité par plusieurs autres éléments précédemment mentionnés. En s’accumulant dans l’organisme, les anti-nutriments peuvent causer toutes sortes de problématiques, que ce soit au niveau digestif, articulaire, inflammatoire, etc. Les anti-nutriments se retrouvent dans toutes sortes de végétaux variés, mais de manière plus concentrée dans certains aliments : chocolat, noix, graines, légumineuses (dont soya et arachides), céréales, légumes-racines, légumes verts feuillus (épinards, kale), épices, tomates, etc. La meilleure manière de prévenir des problèmes hépatiques liés aux anti-nutriments, c’est d’avoir une alimentation variée et d’éviter de consommer les mêmes aliments en grandes quantités à long terme parce qu’on s’est fait dire qu’ils étaient santé (santé ne veut pas dire que l’on doit en consommer en excès! La dose fait le poison…)

3.5) La constipation

La constipation nuit grandement au foie parce qu’elle entraîne une stagnation des déchets qui ont été excrétés via la bile et se retrouvent dans les selles. Avec la constipation, on retrouve souvent une prolifération de mauvaises bactéries au sein du microbiote intestinal, dont les bêta-glucuronidases. Ce type de bactéries vient littéralement rajouter une charge de travail au foie en déconjuguant les molécules toxiques que le foie avait conjuguées avec diverses substances dans le but de rendre les déchets solubles et excrétables par la bile, puis par les selles. Ainsi, la constipation entraîne souvent une réabsorption de certains métabolites que notre organisme devait normalement éliminer. On voit souvent des déséquilibres hormonaux, tels que la dominance oestrogénique relative (favorisant divers troubles mentionnés ci-haut comme SPM, endométriose, infertilité, etc.), apparaître en cas de constipation chronique, puisque les déchets hormonaux sont alors mal éliminés et réabsorbés dans l’intestin, augmentant la charge hépatique.

3.6) L’excès de médicaments

Tel que mentionné, le foie gère à peu près toutes les molécules qui entrent dans notre organisme et doit ensuite les détoxifier afin que l’on puisse les éliminer. Cela inclut donc les médicaments, des molécules de synthèse souvent ingérées par voie orale. Certains médicaments pris en excès sur le long terme ont des effets néfastes reconnus sur le foie (ex : l’acétaminophène des Tylenol) et devraient toujours être consommés en modération et sous supervision médicale. Par ailleurs, il faut garder en tête que toute médication représente une charge supplémentaire au niveau du foie et que celui-ci peut plus facilement se retrouver affecté par les autres paramètres mentionnés (excès alimentaires, etc.) en cas de médication importante. Je ne veux pas vous dire ici de cesser votre médication, bien au contraire. Il s’agit simplement de considérer l’ensemble des facteurs pouvant entraîner une charge pour le foie et de réduire au maximum celles que l’on est capables (alcool, sucre, etc.) afin de soulager un peu le travail de cet organe si sollicité!

3.7) Les émotions refoulées

Au niveau de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) vieille de plusieurs millénaires, les organes sont souvent un lieu d’accumulation pour certaines émotions et des déséquilibres émotionnels peuvent entraîner la fragilisation des organes associés. Dans le cas du foie, c’est la colère qui, lorsque vécue de façon excessive, mais surtout refoulée sans être exprimée de manière chronique, peut entraîner des troubles hépatiques. De la même manière, on peut voir la tendance inverse : des gens au foie engorgé, par exemple des hommes étant souvent dans l’excès d’alcool et de sucre, qui deviennent plus colériques, voire explosifs. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une vérité absolue et qu’il est bon de garder certaines nuances, il est souvent intéressant de jeter un œil du côté émotionnel en cas de troubles de santé chroniques.

4) Les amis du foie

Évidemment, une alimentation saine, riches en aliments entiers (légumes en grandes quantités, fruits de saison, légumineuses, céréales entières, viandes de pâturage, poissons sauvages, œufs biologiques de poules en vraie liberté) et sans produits transformés, avec le moins de sucre et de glucides raffinés possible, sera à la base d’une bonne hygiène de vie pour la santé du foie (et du corps en général). Comme cet organe est fragile à la charge environnementale toxique, il faut privilégier les aliments biologiques le plus possible, surtout les aliments riches en graisses qui stockent plus les produits chimiques : viandes, œufs, produits laitiers (si consommés), huiles, noix, graines, etc. 

Certains aliments sont considérés comme des amis du foie parce qu’ils le soutiennent dans son travail de manières variées, soit en l’aidant à produire ou à libérer plus de bile, soit en protégeant son tissu ou encore en soutenant ses phases de détoxification. De manière générale, le foie aime beaucoup les aliments amers (que nous consommons malheureusement très peu aujourd’hui), qui tonifient notre digestion en améliorant la production et la libération de la bile lorsque l’on mange. Des salades de verdures amères (feuilles de pissenlit, endives, roquette) en début de repas sont un excellent moyen d’intégrer plus d’amertume au menu. Il existe aussi des toniques amers en teinture-mère (discutés ci-bas), souvent à base de pissenlit, de gentiane, d’artichaut qui peuvent être pris en début de repas lorsque l’accès aux verdures amères est limité. 

La lécithine (mettre lien fiche) est une substance retrouvée dans certains aliments comme le jaune d’œuf, les graines de tournesol et le chou-fleur; elle permet une meilleure émulsification des gras, c’est-à-dire une meilleure dégradation en petites molécules, ce qui favorise leur absorption intestinale. Il est aussi possible de se procurer des granules de lécithine de soya biologique; sans goût, elles peuvent allègrement être saupoudrées dans des déjeuners (smoothie, gruaux, yogourts, etc.) ou dans des salades et potages afin de soutenir la digestion des graisses et la santé du foie. Point bonus, la lécithine, riche en choline, contribue également à améliorer la mémoire et les capacités cognitives en général. Pour plus de détails sur la lécithine, consultez notre fiche ici.

Parmi les autres aliments appréciés du foie, on retrouve les alliacées (ail, oignons, échalotes, poireaux) et les crucifères (choux verts et rouges, choux de Bruxelles, brocolis, choux-fleurs, chou kale, etc.), tous deux riches en soufre, élément qui soutient les voies de détoxification comme la sulfation. Ces aliments contiennent aussi plusieurs antioxydants qui protègent les tissus hépatiques des dommages oxydatifs causés par les toxiques avec lesquels nous sommes en contact au niveau alimentaire ou environnemental. Le romarin est aussi un bon tonique hépatique, tout comme les épices en général (cumin, fenouil, anis, curcuma, etc.) par leur fort potentiel antioxydant et leur action positive sur la digestion. La betterave, le curcuma, la carotte, le jus de citron, l’huile d’olive et l’artichaut sont aussi parmi les meilleurs aliments à intégrer dans la diète hebdomadaire pour un foie sain.

Les fibres, par leur action bénéfique sur le transit intestinal et le microbiote, vont aussi aider le foie dans son travail en prévenant la constipation et en favorisant l’élimination adéquate des déchets plutôt que leur réabsorption intestinale.

On portera aussi une grande attention à limiter le plus possible les perturbateurs endocriniens dans notre environnement en optant pour des produits corporels (savons, gels douches, produits pour les cheveux, crèmes, pâtes à dents, déodorants, etc.) et nettoyants (lessive, vaisselle, nettoyants pour comptoirs ou salles de bain, etc.) bio et naturels (comme Pure, Bionature, The Unscented Company, Attitude) afin de limiter la charge toxique pour nos organes. 

Le foie aime beaucoup l’exercice physique parce qu’il permet d’activer la circulation sanguine et l’élimination des déchets (via la sueur et le transit intestinal). Par ailleurs, bouger aide à maintenir un poids sain et à utiliser les potentiels surplus de glucose sanguin, donc à diminuer l’accumulation de graisses (issues du surplus de sucre transformé par le foie) au niveau du tissu hépatique. De la même manière, une bonne hydratation (environ 2L d’eau par jour) sera une grande alliée du foie puisqu’elle permet une meilleure élimination de nos déchets via l’urine et la sueur. Seule l’eau compte réellement dans l’apport hydrique. Beaucoup de gens croient à tort que le jus ou le café comptent comme de l’eau, mais il n’en est rien. Le jus est à éviter parce qu’il ne contient pas de fibres et constitue donc une consommation brusque de glucides qui seront absorbés rapidement dans l’intestin et élèveront la glycémie, tandis que le café est un diurétique qui contribue à déminéraliser l’organisme (notamment en augmentant l’excrétion urinaire de calcium). Vaut mieux modérer ses apports en ces substances plutôt que de tomber dans les excès, et privilégier l’eau comme boisson principale.

Un horaire de sommeil régulier, avec un coucher avant minuit, sera également bénéfique au travail du foie puisque c’est durant la nuit qu’il est à son plus actif au niveau de la détoxification et du nettoyage de notre organisme. C’est surtout entre 1h et 3h du matin que notre foie sera le plus actif selon la MTC. Il m’arrive souvent de questionner ma clientèle et de réaliser que ceux qui présentent des troubles de sommeil et des faiblesses hépatiques se réveillent souvent entre 1h et 3h du matin… ce qui peut être un indicatif que notre foie travaille peut-être un peu trop fort ou a de la difficulté à bien opérer. Le travail de nuit, qui débalance tous les mécanismes physiologiques naturels du corps parce qu’il va contre notre horloge biologique, vient malheureusement perturber grandement le travail du foie à long terme. Vaut mieux assurer, le plus possible, un sommeil stable et un coucher vers 22h ou 23h maximum.

Finalement, une saine gestion émotionnelle peut aussi favoriser l’équilibre de nos organes. En ce qui a trait au foie, une meilleure gestion de la colère (par exemple, trouver des manières de l’exprimer au lieu de la réprimer via le chant, la danse, le dessin, la discussion, la méditation, etc.) pourront favoriser l’équilibre de cet organe et limiter les tensions.

5) Soutenir son foie naturellement : suppléments, plantes médicinales et huiles essentielles pertinents 

L’hygiène de vie et l’alimentation sont les piliers majeurs de la santé générale et hépatique. Il n’existe pas et n’existera jamais de produit miracle pour compenser pour de mauvaises habitudes de vie. Ceci étant dit, il est possible d’utiliser des produits naturels en compléments à des changements alimentaires afin de supporter davantage le foie dans un objectif de mieux-être. Les plantes, nutriments et huiles essentielles peuvent aider à accélérer le temps de rétablissement en soutenant les organes de manière efficace. Regardons un peu les principaux produits naturels pouvant être utilisés pour soutenir notre foie.

Le chardon-Marie est une plante reconnue depuis longtemps pour ses impacts bénéfiques sur notre foie. Il aide non seulement à protéger les cellules du foie contre les dommages causés par les radicaux libres (issus d’un stress oxydatif lorsque trop grande charge de toxiques environnementaux, alcool et autres facteurs mentionnés plus haut), mais il s’agit aussi de l’une des rares plantes capables de stimuler la régénération de cet organe. Le chardon-Marie peut être pertinent en cure aux changements de saison, par exemple au printemps (transition hiver-été) et à l’automne (transition été-hiver) ainsi que dans les périodes d’abus (ex : temps des fêtes, mauvaise alimentation, consommation d’alcool régulière), après un traitement médicamenteux important, lors d’exposition accrue à des toxiques environnementaux (ex : coiffeuses, mécaniciens, agriculteurs conventionnels non-bio, cigarette, etc.), lorsque l’on arrête de fumer… Toute personne au foie sollicité (ce qui représente une bonne partie de la population moderne) pourrait bénéficier d’un soutien occasionnel ou long-terme grâce au chardon-marie!

Tel que spécifié dans la partie amis du foie, les plantes amères sont de grandes alliées pour stimuler la production de bile et améliorer la digestion des graisses, alléger les sensations de lourdeur après les repas ou simplement tonifier le feu digestif de façon générale. Le pissenlit, la gentiane, l’artichaut ou un tonique amer composé de plantes de ce type sera un grand allié à prendre avant chaque repas pour une certaine période en cas de nausées, perte d’appétit, sensation de lourdeur post-prandiale, ballonnements, etc. Deux synergies amères particulièrement intéressantes : le mélange Canadian Bitters de la compagnie canadienne biologique St-Francis Herb Farm (artichaut, pissenlit, gentiane, camomille sauvage, curcuma, cardamome, bardane) et le mélange Hépatix de la compagnie biologique québécoise La Clef des Champs (chardon-marie, cataire, chardon-béni, pimbina, gingembre, fenouil) qui assure un soutien au foie et à la digestion en général grâce à son chardon-marie et ses plantes amères et aromatiques. 

Certaines plantes ont une action moins douce et plus drainante au niveau du foie. C’est notamment le cas du radis noir et du boldo. Si vous présentez une sensibilité au foie ou une faible vitalité, il n’est pas conseillé de se tourner vers ce genre de produit naturel pour débuter, mais plutôt de privilégier le chardon-marie ou d’autres approches mieux adaptées. Attention aussi aux fameuses cures ``détox`` à la mode, qui peuvent causer plus de tort que de bien si effectuées de la mauvaise façon ou au mauvais moment.

Au niveau des suppléments, il existe plusieurs molécules qui favorisent grandement la détoxification hépatique et le soutien du foie à différents niveaux : acide alpha-lipoïque, méthionine, choline, taurine, N-acétyl-cystéine (NAC), MSM (soufre), complexe B, DIM, calcium-D-glucarate… Je vous conseille de consulter votre naturopathe pour savoir quels éléments vous conviendraient le mieux selon votre contexte, puisque ces molécules ne travaillent pas toutes au même niveau en fonction des besoins individuels. 

Il existe aussi des produits naturels intéressants qui combinent l’action de certaines plantes et de molécules thérapeutiques. C’est le cas de Liver (Foie) de la compagnie québécoise New Roots Herbal, qui contient de nombreuses substances amies du foie : chardon-marie, betterave, curcuma, radis noir, pissenlit, artichaut, acide alpha-lipoïque.

Certaines huiles essentielles peuvent aussi être utilisées en support hépatique, dont celle de citron jaune (Citrus limonum)… mais ce sujet sera approfondi dans une prochaine chronique!

6) Soutien hépatique : précautions

Il est important de souligner, afin de clore cet article, qu’il est toujours conseillé de consulter votre naturopathe afin d’entamer un protocole de soutien du foie si vous prenez de la médication ou éprouvez des problèmes de santé reliés à la sphère biliaire (ex : foie gras, pierres au foie, retrait de la vésicule biliaire, etc.). En effet, le foie agissant sur le métabolisme des médicaments, l’utilisation de certains produits naturels peut agir sur les phases de détoxification et entraîner une modification de la métabolisation de vos médicaments, ce qui peut les faire demeurer moins ou plus longtemps dans le sang et affecter leur efficacité ou leur méthode d’action. Par ailleurs, il est déconseillé d’utiliser certaines plantes en cas de pierre au foie connue ou d’antécédents de troubles biliaires puisque certains produits drainants pourraient potentiellement déclencher ou aggraver la migration d’une pierre. Finalement, en cas de grossesse ou d’allaitement, il est déconseillé d’effectuer un protocole de détoxification hépatique puisque les déchets pourraient être remis en circulation et transmis au bébé. Par contre, chaque femme devrait effectuer, si possible, une cure de nettoyage du foie dans le processus prénatal (avant la grossesse) afin d’assurer une grossesse plus harmonieuse (moins de maux de cœur, etc.) et un bébé plus sain (puisqu’il a été observé qu’il y a souvent un transfert de la charge toxique de la mère vers l’enfant durant la grossesse).  

Sur ce, j’espère que cet article vous fera désormais aimer votre foie, cet organe si important, et qu’il vous aura fait réaliser l’importance d’en prendre soin chaque jour de votre vie pour une santé plus optimale! Si jamais vous avez besoin d’accompagnement dans vos démarches de bien-être, sachez que j’offre des consultations en naturopathie. Pour plus d’infos, visitez mon site web Mon Régal Végétal juste ici.

Bonne santé!

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Présentation de l'auteure

Camille Poulin - Naturopathe diplômée de l'IESN (2015-2020). Passionnée de santé naturelle, je vous accompagne dans votre démarche vers une vitalité optimale via des rencontres individuelles personnalisées, des conférences variées et mon site web Mon Régal Végétal portant sur la naturopathie, la cuisine saine gourmande & les plantes médicinales!

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Pour mieux comprendre le foie
L'Armoire Épicerie Santé 1 mai, 2022
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